Journée Portes Ouvertes : article du Sud-Ouest

Les formations post-bac à Périgueux : sur les chemins de la réussite

  • 19/02/2015

Les portes ouvertes de samedi ont démontré l’attrait des études supérieures proposées à Périgueux.

Un simple coup d'œil dans le hall suffisait samedi matin à s'en convaincre : même si certains le trouvent perché un peu trop loin du centre-ville de Périgueux, le campus Périgord séduit de nombreux jeunes. Et pour cette journée portes ouvertes, ces derniers ont en masse puisé dans la documentation mise à leur diposition sur les stands et interrogé enseignants et étudiants afin de préparer la rentrée 2015. Cette importante fréquentation n'étonne plus. Le pôle universitaire a su, au fil des ans, convaincre les bacheliers de l'intérêt de poursuivre leur cursus à Périgueux. « Certains peuvent encore penser qu'il n'y a pas de vie étudiante ici, reconnaît cependant Pascal Combeau, directeur du Département d'études juridiques et économiques de Périgueux (Dejep). Mais c'est faux. Des animations ont lieu pratiquement chaque semaine. »

Une dimension humaine

Ce n'est évidemment pas le seul argument qui pousse les étudiants à s'inscrire à Périgueux. Ici, on suit ses études dans un cadre quasiment familial. Le Dejep compte 450 étudiants, l'Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) 350, l'École supérieure du professorat et de l'éducation 150 et l'IUT 700. « En fac de droit à Bordeaux, on compte 1 000 étudiants par amphi et il faut quasiment se battre pour trouver une place, souligne Pascal Combeau, à titre de comparaison. Ici, nous avons 180 élèves en première année. »

Un autre argument, plus terre à terre, jouerait en faveur de Périgueux. En proie à des difficultés économiques, bien des parents seraient aujourd'hui incités à inscrire leur progéniture dans une petite ville, forcément moins chère que Bordeaux ou Toulouse. Du coup, certaines places sont chères. Ainsi, le DUT tec de co reçoit tous les ans 700 à 800 dossiers de candidature et la pression est aussi très forte pour le département de génie biologique.

Deux projets à 6,5 millions

L'avenir semble donc assuré pour le campus Périgord. Il pourra même être conforté si deux projets d'envergure se concrétisent sur le site. Dans le cadre du contrat de plan État-Région 2015-2020, l'Ifsi pourrait déménager de l'hôpital pour rejoindre le campus, alors qu'un « learnig center », un centre de documentation ultramoderne, pourrait voir le jour. Deux projets évalués à 6,5 millions d'euros. « Nous devons attendre le 15 mars, date de signature du plan État-Région, pour savoir si ces projets pourront se réaliser, tempère Benoît Jamet, directeur de l'IUT. Tout ce que l'on peut dire pour l'instant, c'est qu'il nous semble que ces projets ont un bon écho auprès des décideurs. » Reste à croiser les doigts pour qu'ils ne passent pas aux oubliettes en cette période de restrictions budgétaires.